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    C'est une mauvaise nouvelle pour la direction de l'UMP. La justice a choisi de confirmer la légalité de la plupart des écoutes téléphoniques qui ont conduit à sa mise en examen pour trafic d'influence et soupçon de corruption. Immédiatement après l'annonce de la cour d'appel de Paris, les proches du président de l'UMP sont montés au créneau pour dénoncer «l'instrumentalisation» de la justice et jurer que l'enquête ne déboucherait sur aucune mise en cause.

    «La décision sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat n'est qu'une étape de procédure qui ne préjuge pas du fond» a rapidement fait valoir sur Twitter Valerie Debord, secrétaire nationale de l'UMP, qui veut afficher sa «sérénité». «Ce n'est pas parce que certains ont décidé d'instrumentaliser la justice pour empêcher son retour sur la scène politique nationale, que nous allons nous laisser impressionner», a prévenu sur BFM TV Sébastien Huyghe. «Tous ceux qui tentent de mettre des bâtons dans les roues de Nicolas Sarkozy en seront pour leurs frais, puisqu'à chaque fois qu'on a essayé de lui mettre une affaire sur le dos, cette affaire à fait pschiitt (…) l'alternance est en marche et personne ne l'arrêtera», veut croire le porte-parole de l'UMP.

    «Nicolas Sarkozy a depuis longtemps une meute à ses trousses qui s'acharne à le faire trébucher, rappelons qu'il n'a jamais été condamné...», a pour sa part lancé Nadine Morano sur Twitter, dans une tonalité similaire. Un acharnement que dénonce également le trésorier de l'UMP Daniel Fasquelle qui voit dans la décision de la cour d'appel «une vraie menace pour les libertés publiques». «Nicolas Sarkozy ne doit pas être mieux traité que n'importe quel citoyen français mais il ne doit pas être moins bien traité», a plaidé le député du Pas-de-Calais au micro de BFM-TV. Invité sur Europe 1 ce midi, le député maire du XVIe arrondissement Claude Goasguen s'est à son tour étranglé: «Valider des écoutes est un acte fort, presque politique, c'est très grave pour les magistrats (...) Le droit de la défense ne pourra plus s'exprimer si les avocats sont sur écoute», a-t-il jugé.

    Son proche conseiller, Brice Hortefeux, s'est lui montré nettement plus tranquille ce jeudi soir. Invité de RTL, l'ancien ministre de l'Intérieur a effectivement assuré «appréhender cette actualité avec beaucoup de calme et de sérénité». Et garantit que Nicolas Sarkozy «illustre» parfaitement cet état d'esprit. «Je suis, à titre personnel, très surpris par cette décision», a-t-il toutefois lâché. Avant d'immédiatement préciser qu'il «la relativise: c'est une étape de procédure qui ne dit rien du fond de l'affaire. N'extrapolons pas».
    Alain Juppé, tout sourire

    Arrivé tout sourire au siège de l'UMP, Alain Juppé a enfin préféré ne pas commenter une décision de justice. Un sourire qui n'a rien à voir avec les ennuis de Nicolas Sarkozy: «C'est le soleil», a promis le maire de Bordeaux. Le président de l'UMP encourt dans cette affaire une condamnation à une peine de prison et surtout une peine d'inéligibilité qui pourrait contrarier ses projets de retour à l'Élysée.
    #156570 | il y a 2 ans
     

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