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    La boîte noire du cockpit du vol GWI18G qui s'est écrasé le 24 avril dernier a livré ses derniers secrets. Le BEA a communiqué une chronologie détaillée mettant en évidence la furie suicidaire, et meurtrière, d'Andreas Lubitz.

    Il est 10h00, ce mardi 24 mars 2015, quand le vol GWI18G de la compagnie Germanwings décolle de l'aéroport international de Barcelone-El Prat. Destination Düsseldorf, en Allemagne, avec 144 passagers et six membres d'équipages à bord. Le copilote, Andreas Lubitz, y est «pilote en fonction» aux côtés de Patrick Sondheimer, commandant de bord.

    - 10h27 et 20 secondes: l'avion se met en palier à l'altitude de croisière de 38.000 pieds, soit 11.500 mètres. L'équipage est alors en contact avec le centre de contrôle de Marseille.

    - 10h30: dernière communication avec le contrôle aérien, effectuée par le commandant de bord.

    - 10h30 et 8 secondes: Patrick Sondheimer quitte le poste de pilotage et demande à Lubitz de prendre en charge les communications radiophoniques.

    -109h30 et 13 secondes: des bruits de mouvements du siège de pilote sont enregistrés.

    - 10h30 et 24 secondes: des bruits d'ouverture puis de fermeture de la porte du poste de pilotage sont enregistrés. Le commandant de bord est sorti du poste de pilotage.

    - 10h30 et 53 secondes: l'altitude sélectionnée au panneau de commande du pilote automatique passe en une seconde de 38.000 pieds à 100 pieds, soit 30 mètres. Une seconde plus tard, le pilote automatique passe en mode de descente. Les régimes des deux moteurs diminuent et l'avion entame sa chute.

    - 10h31 et 37 secondes: des bruits de mouvements de siège de pilote sont enregistrés.

    - 10h33 et 12 secondes: la gestion de la vitesse passe du mode automatique, dit «managé», au mode «sélecté», obéissant aux consignes choisies par l'équipage. La vitesse et le taux de descente de l'avion augmentent.

    - 10h33 et 47 secondes: le contrôleur aérien demande à l'équipage à quel niveau de croisière il a été autorisé, sans réponse. L'avion est alors à une altitude de 30.000 pieds en descente. Dans les trente secondes qui suivent, le contrôleur tente à nouveau de le contacter à deux reprises, en vain.

    - 10h34 et 31 secondes: le signal sonore de demande d'accès au poste de pilotage est enregistré pendant une seconde.

    - 10h34 et 38 secondes: le contrôleur tente à nouveau de contacter l'équipage par trois fois en 21 secondes, sans réponse. L'avion est alors à une altitude de 25.100 pieds, soit 7650 mètres, en descente.

    - De 10h35 à 10h40: le signal sonore d'appel du poste de pilotage depuis l'interphone de la cabine est enregistré à quatre reprises. Au même moment, des bruits similaires à une personne tapant à la porte du poste de pilotage sont enregistrés à six reprises. Des voix lointaines sont perçues, demandant d'ouvrir la porte, alors que des actions à piquer de faible amplitude sont enregistrées.

    - De 10h35 à 10h39: le centre de contrôle de Marseille tente de contacter l'équipage à cinq reprises sur deux fréquences différentes, sans réponse. La défense aérienne française prend le relais, sans plus de succès. L'équipage d'un autre appareil tente lui aussi de contacter l'équipage, sans réponse.

    - 10h40 et 41 secondes: l'avertisseur de proximité du sol (GPWS) se déclenche et restera actif jusqu'à la fin du vol.

    - 109h40 et 56 secondes: l'alarme «Master Caution» est enregistrée.

    - 10h41: l'alarme «Master Warning» se déclenche et restera active jusqu'à la fin du vol.

    - 10h41 et 6 secondes: l'enregistrement de la boîte noire enregistrant les bruits dans le poste de pilotage s'arrête au moment de la collision avec le relief.

    «La violence de la collision avec le relief a entraîné le décès instantané de tous les occupants de l'avion», précise le BEA.

    www.lefigaro.fr/...
    #156571 | il y a 2 ans
     

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